Costa Rica : À la quête au Quetzal

Revenus bredouilles de notre précédente balade, il est temps de changer de technique si nous voulons voir le fameux quetzal. Nous entamons donc une enquête sur comment trouver cet oiseau si difficile à repérer et pourtant si coloré. Première étape, poser la question à Myriam, notre hôte. La solution la plus utilisée est de s’adjoindre les services d’un guide, comme celui qui vient de ramener des clients au restaurant. Muni d’une longue vue pour observer les oiseaux les plus craintifs, on en profite pour observer les spécimens posés près du balcon d’un peu plus près. Il n’est malheureusement pas disponible demain, notre recherche continue.

 

Il nous indique le nom d’un autre guide local que Myriam connait. Elle tente de l’appeler, sans succès. Nous allons jusque chez lui pour toquer, mais personne à sa maison. On profite pour faire un tour dans un autre hôtel du coin qui expose de l’artisanat local. Ici, on croise un des clients du guide que nous avons vu plus tôt, un français bien bavard qui semble avoir l’habitude du coin. Il nous reparle du guide que l’on cherchait plus tôt, qu’il connait aussi et qui travaille généralement pour l’hôtel où nous sommes. Nous allons donc avec lui demander plus de renseignements à l’accueil. C’est une famille de guide, puisque après le père, c’est le fils qui travaille pour les clients de l’hôtel. Il est bien disponible pour demain, nous sommes ajoutés à un groupe de 3 personnes pour partir aux aurores observer le mythique oiseau.

Il faut savoir en effet que le quetzal n’aime pas le soleil, il s’observe donc principalement au lever et au coucher du soleil, dans les zones ombragées. Rendez-vous est pris à 5h30 du matin pour descendre une fois encore dans la vallée. Il fait encore nuit quand nous prenons la route, enfin la piste, avec Christian comme chauffeur expert qui suit le 4×4 du guide. Après une demi heure on se pose sur le bord de la route vers un coin que les quetzals apprécient. Cet oiseau se nourri principalement d’avocats sauvages, il faut donc repérer ces arbres pour pouvoir le trouver. La vallée de San Gerardo de Dota regorge d’avocatiers qui poussent à de multiples altitudes. Le guide nous explique que cette particularité permet d’avoir des avocats mûrs à différentes périodes de l’année, ce qui est propice aux quetzals et à ses observateurs.

Après plusieurs minutes de recherche le guide nous pointe au cœur de la forêt un oiseau. On le devine dans la pénombre depuis sa longue vue posée sur trépied, mais il est très difficile de le repérer à l’œil nu pour nous non initiés. L’oiseau s’envole rapidement, et nous partons un peu plus loin sur la piste pour le chercher. Le guide attrape sa radio et transmet l’information aux autres guides de la vallée, ce qui permet à plus de groupes d’avoir une chance de les apercevoir. Posés dans un virage sensé être propice à leur vision, nous attendons un moment. Nous sommes maintenant un groupe de plusieurs dizaines de personnes, passablement bruyant, pas vraiment une bonne compagnie pour un oiseau qui se cache.

 

Après une bonne attente, la radio grésille. Un quetzal a été repéré là où le groupe était plus tôt. Toute la troupe repart sur le chemin, et l’on retrouve bien un quetzal, posé sur un arbre au bord du chemin, bien plus visible et plus proche de nous. L’appréciation générale se fait entendre, et tout le monde se presse pour voir l’oiseau depuis les longues vues ou les longs objectifs. Même les gens n’ayant qu’un téléphone peuvent profiter d’une photo, puisqu’il est possible de les prendre à travers les longues vues.

 

Durant la demi-heure suivante le quetzal va voler de branche en branche, rythmant le mouvement de la foule amassée sur le chemin. Il fuit à plus d’une reprise face à des sans-gène qui s’approchent d’un peu trop près. Son vol permet de révéler toutes ses couleurs, et en particulier sa resplendissante plume de queue qui flotte derrière lui. Après toutes ses acrobaties, et alors que le soleil commence à taper sur le bout de clairière où nous nous trouvons, il file enfin dans les bois.

 

On repart sur nos pas, les yeux encore brillants des couleurs saturées de ce superbe oiseau. De retour à l’endroit où nous cherchions les oiseaux un peu plus tôt, le guide observe attentivement. Il nous montre de nouveau un mâle, reconnaissable facilement à son immense plume caudale, ainsi qu’une femelle qui l’accompagne, et maintenant les deux oiseaux qui sont bien occupés. Pour les laisser tranquille il nous explique que le quetzal a la particularité de pondre deux œufs par portée, un mâle et une femelle, ce qui donne une population très équilibrée. Après leurs exploits, les deux volatiles autrefois priés comme des dieux s’envolent vers d’autres cieux, et nous rentrons chez Myriam pour nous régaler d’un bon petit-déjeuner et préparer notre ultime aventure.

 

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