Costa Rica : Sur la Route

Une fois finie notre exploration de la plantation de café, il est temps pour nous de partir loin de la ville, vers la forêt de nuage. La route est longue, tortueuse, et il faut savoir prendre le temps au Costa Rica. Ce trajet est aussi l’occasion d’observer les différents environnements que l’on traverse. Il nous offre un aperçu de la vie dans ce pays, depuis la ville jusqu’à la montagne.

On commence tout d’abord par la riche plantation de café, sur les contreforts du volcan Poás au nord de San Jose, la capitale. Nous partons vers le Sud-Est pour traverser la ville. Les premières routes sont vallonnées, entourées de plantation de café, de bananiers, et bien d’autres fruits luxuriants. On traverse plusieurs petits villages, où l’on croise des habitations colorées au toit de tôle. La route est étroite et bosselée, on ralentit pour croiser les automobilistes, ainsi que les nombreux piétons peu soucieux de notre présence. Plus surprenant, on voit une grande quantité de chiens qui se baladent sur la route et n’hésitent pas à traverser devant nous, prudence donc.

On arrive ensuite vers la capitale. Les traversées de village laissent place à un périphérique qui nous permet de filer à la vitesse stratosphérique de 80 km/h, ce sera la plus haute limitation de vitesse de toute la route. Après avoir pas mal avancé, on arrive à un ralentissement, qui finit par nous arrêter complètement. On comprend que les bouchons sont habituels ici, puisqu’au milieu de la route passent des vendeurs ambulants qui offrent des chips, des supports pour téléphone, des lunettes et même de la glace alors que la température dépasse maintenant les 30ºC.

Après avoir passé le pont en construction on reprend notre rythme de croisière pour rejoindre la ville de Cartago, à l’Est de San Jose, où l’on a prévu notre pause déjeuner. Ici point de périphérique ou de grand axe, toute la circulation passe par le centre de la ville qui s’engorge vite. Pas de vendeurs ambulants, ici ce sont les nombreuses enseignes de téléphone, vêtements ou scooters qui s’affichent sur le bord de la route. On ne peut les ignorer, la sono est à vous rendre sourd même les fenêtres fermées.

On quitte la rue principale et on arrive dans les quartiers résidentiels, comme on pourrait les imaginer ailleurs. À une exception près cependant, ici les maisons sont entourées de remparts. Ils sont composés de grilles et de barbelés auxquels il ne vaut mieux pas se frotter, et ils enferment les voitures et les terrasses des gens comme s’ils étaient en prison. Ces constructions semblent se limiter aux grandes villes du centre du Costa Rica. Elles ne reflètent pas le comportement des gens, toujours chaleureux et souriants, ni les quartiers accueillants de jour comme de nuit, selon notre petite expérience, une singularité que l’on aura pas su expliquer.

Nous voilà arrivés à notre objectif culinaire de ce midi, mais avant d’aller se régaler, nous allons nous dégourdir les jambes dans l’église de la ville. Enfin une des églises, nous en avons croisé une autre tellement pleine que les gens assistaient à la messe depuis le parvis. Il faut savoir que les costaricains sont fervents dans leur pratique. Nous rentrons dans la Basílica de Nuestra Señora de los Ángeles, une église de style byzantin qui sert de principal lieu de pèlerinage religieux au Costa Rica. Après avoir observé les règles rappelées à l’entrée, ôté nos couvre-chefs et remis à plus tard nos étreintes, nous voilà habitués à la lumière tamisée du lieu de culte. Le bâtiment possède une architecture riche, avec de superbes colonnades et de multiples plafonds à l’architecture raffinée. Mais ce qui attire notre attention, ce sont les pèlerins qui rentrent dans l’église, se signent, puis se mettent à genoux pour traverser toute l’allée centrale en priant en silence.

Une fois remis de notre expérience religieuse, nous mangeons un autre excellent repas dans un restaurant local, tout en regardant Top Gun qui passe à la télé en espagnol. On reprend ensuite la route en retraversant la ville, dans un joyeux chaos de marchands, de voitures et de motos filant de tous côtés. Arrivés au Sud de la ville, nous prenons maintenant la direction de la montagne sur la carrera interamericana, nommée ainsi puisqu’elle traverse l’ensemble de l’Amérique Centrale. On découvre alors une route à une voie, assez serrée, et parcourue par un grand nombre de camions. La limite de vitesse est de 50 km, à juste titre vu l’état de la route, il va donc falloir prendre une fois de plus notre temps.

Tout autour de nous, la ville et la plaine de San Jose sont peu à peu remplacées par des collines, puis des montagnes. Le paysage se recouvre d’une jungle épaisse dans laquelle on ne voit pas à deux mètres, et qui doit regorger d’animaux sauvages, en un mot notre prochaine destination ! Arrivés près du but le GPS de Google nous dit de tourner, mais c’est une jungle qui nous fait face. On continue sur plusieurs kilomètres avant de finalement trouver la route qui tourne sur la droite vers notre nouvel havre de paix. Il faut abandonner ici toute idée de GPS, nous sommes de retour dans la nature sauvage, encore peu envahie par les touristes.

La route descend dans la vallée étroite et pentue de San Gerardo de Dota, à flanc de montagne. Elle se change vite en piste de terre, il est temps d’utiliser notre 4×4 dans tout son potentiel. À l’arrivée, nous voilà installés dans un bungalow très moderne et confortable dans ce lieux perdu. On peut se poser enfin et admirer la superbe nature qui nous entoure, et dont on vous parlera bientôt !

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