Costa Rica : Parque Nacional Corcovado

Pour notre troisième jour en Amérique Centrale, nous avons réservé une randonnée dans le parc du Corcovado. Cette réserve naturelle protégée ne se visite qu’avec un guide et par petit groupe pour en préserver la richesse et réduire l’impact de l’homme. Depuis plusieurs mois tout est prévu, nous trépignons d’impatience et espérons voir un paresseux par dessus tout !

Levés dès l’aube, et après avoir englouti un copieux petit déjeuner, nous embarquons sur le bateau à 6h15 munis de notre matos photo. Il fait déjà chaud et humide, le long trajet sur l’eau est très agréable avec la brise qui rafraîchit, et la vue sur la côte. À bord se trouvent le capitaine, notre guide, quelques touristes et des locaux dont l’embarcation sert de taxi. Deux grands gaillards sur la plage attrapent le bateau et le retiennent nous laissant la possibilité de descendre dans l’eau. Javier, notre guide nous demande de l’attendre à l’entrée du parc, le temps pour Mickaël de changer ses chaussures et de découvrir l’office du tourisme.

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Notre groupe est composé de notre guide et sa lunette, d’un couple slave, d’un couple américain et de nous trois. Javier nous explique les règles à suivre pour les 5 heures de randonnée qui nous attendent, à savoir : faire le moins de bruit possible et l’avertir dès que l’on voit quelque chose. Il a l’oreille fine et toute la journée saura nous faire découvrir les espèces qui peuplent cette jungle. Il nous parlera aussi des végétaux qui nous entourent. Notre expédition avance sans trop de bruits, à l’affût du moindre son, et avec les mirettes grandes ouvertes.

Très vite nous sommes accueillis par un magnifique toucan perché sur son arbre. Nous entendons au loin les singes hurleurs qui s’agitent dans les hauteurs, mais sans les voir. Le temps passe et hormis les merveilles végétales, tel l’arbre qui pèle tout rouge, l’ananas sauvage et des arbres plus immenses les uns que les autres, nous ne voyons pas grand chose. L’impatience montre le bout de son nez.

Nous croisons enfin sur le bord du chemin deux tapirs en pleine sieste, puis deux chauves-souris qui elles aussi roupillent, et toute une myriade d’oiseaux colorés, sans oublier les coatis qui nous accompagneront partout dans le pays.

À l’embouchure d’une rivière dans l’océan, Javier s’accroupit et tapote avec sa main dans l’eau. Il essaie d’attirer les requins bouledogues, parmi les plus dangereux qui soient et qui sont ici les rois, ils s’adaptent aussi bien à l’eau douce qu’à l’eau salée. Rien ne bouge, le groupe s’éloigne sauf moi qui patiente quelques minutes. Le requin apparaît à quelques mètres de moi puis s’éloigne aussi discrètement qu’il était apparu.

C’est ensuite au tour des singes hurleurs de se montrer. Puis les fourmis, les araignées, et encore des singes qui s’amusent au dessus de nos têtes et nous observent. Encore des oiseaux, et une colonie de fourmis de feu qui traversent le chemin dont nous restons bien éloigné. Javier nous explique que leurs piqûres brûlent car elles injectent du venin pour se défendre.

Et là, quelques instants plus tard, nous le voyons, le paresseux. C’est le paresseux à trois doigts, il est suspendu aux branches et caché par le feuillage bien dense. Enfin je dis il, mais c’est plutôt elle, car très vite – aussi vite qu’un paresseux puisse bouger – nous apercevons son bébé. Et le petit bouge relativement vite, il grimpe pour attraper des feuilles. Autant dire que nous sommes aux anges.

Une petite pause à la station la Sirena nous fait le plus grand bien, le soleil cogne et malgré la marche bien lente, l’humidité est très pesante. La randonnée se poursuit avec encore de jolies découvertes. Des singes tout roux qui sautent de branche en branche. Des cousins des javelinas que nous avions croisé à Big Bend qui nous suivent. Un lézard Jésus Christ que nous avons le temps d’observer avant qu’il ne parte en courant sur l’eau. Il file juste à côté d’un bébé alligator qui prend un bain de soleil.

La balade se termine, nous sommes ravis. Avant de remonter dans le bateau je vois une grosse mouche posée sur Mickaël. Je lui demande de ne pas bouger le temps que je prenne une photo. Puis nous la chassons mais trop tard. Elle a eu le temps d’aspirer le sang de Mickaël et de lui laisser un joli bleu durant plusieurs jours. Nous reprenons le bateau qui nous rafraîchit durant une heure et demie, et nous laisse continuer ce joli rêve éveillé.

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