Costa Rica : De Austin à Las Caletas, une journée de voyage

De retour en France, et maintenant que je m’apprête à reprendre le travail après 18 mois d’absence, il est temps de vous conter nos vacances en Amérique Centrale.

Le premier soir et après deux vols nous arrivons à San José, le taxi nous attend et nous dépose à l’hôtel. L’hôte nous informe que tout est fermé pour manger ce soir, il est 20h. Elle nous donne notre petit-déjeuner en avance, et après en avoir mangé la moitié nous nous écroulons dans nos lits. Levés à l’aube, nous mangeons le reste du plateau et retrouvons le taxi qui nous dépose de nouveau à l’aéroport. Il est temps de reprendre l’avion.

Encore ?! Et oui, parce qu’en organisant notre voyage on a eu envie d’explorer la partie du Costa Rica accessible la plus sauvage. Direction donc la péninsule Osa et pour y arriver, il faut prendre plusieurs moyens de transports. À première vue cela ne fait pas rêver, mais je vous assure que cela vaut le déplacement, lisez jusqu’au bout et dîtes moi que vous n’avez pas envie d’y aller !

Le taxi nous a déposé à l’aéroport international, nous marchons jusqu’au petit aéroport destiné aux vols locaux. Une femme regarde nos passeports, nos billets, fouille et pèse nos sacs et c’est tout. Nous attendons dans la petite salle d’attente qui donne directement sur la piste. L’avion arrive, nous donnons notre magnifique carte d’embarquement (un bout de plastique coloré avec un chiffre inscrit dessus), et nous montons à bord de l’appareil. Il y a deux pilotes, une passagère et nous trois. Et c’est tout.

L’avion dans lequel nous allons voler est un petit coucou qui comporte 12 places passagers et deux sièges pour les pilotes. Il y a une mini allée centrale (on arrive tout juste à passer), une rangée de 1 siège et une rangée de 2 sièges. La ceinture est la même que dans une voiture, une fois bouclée, il est temps de décoller !

C’est assez incroyable, aucune secousse, pas de turbulence, un des vols les plus calmes que j’ai eu jusqu’à présent. Après 45 minutes seulement nous atterrissons à Palma Sur. L’aéroport est au moins aussi petit que celui de Heathrow est grand.

À la descente nous retrouvons Chino, notre chauffeur qui nous emmènera dans quelques minutes à Drake Bay. Nous en profitons pour faire un tour au chaud, admirer un joli lézard, un oiseau et d’immenses manguiers qui offrent une ombre plus que bienvenue. Le voyage n’est pas fini, une demi-heure de fourgonnette plus tard, nous nous installons dans un bar pour attendre. Et là, on a les crocs, notre dernier vrai repas remonte à plus de 24h, on baragouine quelques mots d’espagnols pour commander un ceviche à partager et des jus de fruits bien frais à déguster.

Le ceviche c’est un plat assez courant dans le coin, souvent du poisson ou des crevettes qui sont marinés dans du jus de citron et accompagnés d’énormes galettes de bananes plantains frites. Un régal. Pour les jus de fruits ici c’est simple, une demi pastèque ou un ananas dans un mixeur et c’est prêt. Avec un demi kilo de sucre si vous ne mentionnez pas no azucar por favor.

Je ne sais pas combien de temps nous avons attendu à ce bar, nous sommes assommés par la chaleur, le bruit des motos qui pétaradent, les chants de l’église d’à côté qui s’échappent du toit en tôle, les touristes qui vont et viennent. C’est visiblement un point de rendez-vous pour une multitude de gens, ça grouille de vie.

Un gars arrive, se présente et nous dit qu’il amène son bateau dans 5 minutes pour nous emmener à Las Caletas, notre future maison pour 4 jours. Sacs à dos sur le dos, on embarque et c’est parti pour une heure et demie de navigation sur la rivière. Le capitaine qui se trouve être aussi le propriétaire de notre futur logement en profite pour nous faire passer par un bras moins fréquenté du fleuve et de passer en pleine mangrove. C’est tellement inattendu et fantastique que cela nous laisse sans voix.

À l’embouchure, le bateau continue de filer sur l’eau, slalome entre des rochers pour naviguer finalement sur l’océan pacifique à toute vitesse, ça secoue. Nous débarquons les pieds dans l’eau sur une plage paradisiaque, loin de tout, au calme. Il est presque 14h, on pose nos sacs dans notre tente et on met les pieds sous la table pour une grosse assiette de spaghetti à la tomate. Ce n’est pas local mais c’est tout ce dont nous avons besoin pour calmer nos estomacs qui gargouillent à tout va.

Les vacances commencent très bien.

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