Yellowstone : Moose & Mammoth

Dans notre petite maison louée à l’extérieur du parc, nous avions comme voisins des skunks, ou pépé the pew (pépé le putois pour les francophones). Ce sont surtout nos hôtes, des pêcheurs bourrus qui nous en ont parlé, nous en avons seulement aperçu un le soir en rentrant de nuit. Le lendemain matin, je prends le volant et nous partons en direction de Mammoth Hot Springs. Et là, sur la route, surgissant de nulle part, un moose. Je n’entrerai pas dans la polémique élan/cerf/caribou/etc, je vais plutôt vous raconter une histoire.

Lorsque nous étions à Grand Teton, nous avons fait une veillée durant laquelle un ranger nous a raconté des anecdotes. Un jour il a vu un moose pendant la saison des amours. Le ranger était en voiture, et le moose à commencé à le charger. Il a été obligé de rouler en marche arrière un moment avant de s’échapper. Car comme il nous l’a dit, il y a deux choses à savoir à propose des mooses. Premièrement, le moose est imprévisible. Deuxièmement, le moose court à 30 mph (plus de 48km/h !).

Avant d’aller à un endroit, je fais souvent une sorte de liste de tout ce que j’aimerais voir. Pour Yellowstone il y avait ours, moose, bison. Je peux vous dire qu’après cette histoire, Mickaël et moi avions toujours autant envie de voir un moose, mais de loin. Alors quand nous l’avons vu courir à côté de la voiture, j’ai ralenti (aussi pour que Mickaël puisse tirer son portrait). Et bien figurez vous que le moose à sauté par dessus la rambarde de sécurité, et qu’il à traversé en diagonale la route limitée à 130km/h sous nos yeux ébahis !

Sur la route nous avons fait une pause safari pour observer le troupeau de wapitis qui causait un bouchon. Nous arrivons enfin à Mammoth Hot Springs. C’est une source d’eau chaude qui se répand en cascade sur les bassins qu’elle forme au fur et à mesure de sa progression. L’endroit est assez touristique, il est encore tôt et il fait bien froid. Nous déambulons sur les parapets en bois pour admirer cette jolie formation de calcaire.

Il est temps d’aller nous dégourdir les jambes, et de partir à la rencontre des hoodoos. Ce sont des gros cailloux qui résistent à l’érosion des éléments et du temps qui passe. En France nous les nommons les demoiselles coiffées. Nous hésitons pas mal au début, le chemin est dur à trouver. Finalement un joli squelette nous met sur la voie. Nous croisons très peu de monde sur le chemin, le soleil nous réchauffe, on est bien. Le sentier grimpe, slalome entre les cailloux, passe par la forêt avant de nous faire traverser une plaine herbeuse. Nous retrouvons un de nos amis au loin, et lui laissons le passage. Car il faut le savoir, les bisons aiment bien prendre les chemins tout dégagés par les humains.

Quelques crottes jonchent le sol, nous jouons alors à « qui c’est qui peut produire ça », et là, patatras, ou plutôt hourra, un renard tout roux ! Il nous observe, il est magnifique, j’ai du mal à pousser Mickaël à continuer de marcher. Il est très beau mais il nous suit et le sauvage doit le rester. Nous le laissons sauter dans l’herbe, tout fou qu’il est.

La boucle nous fait passer derrière Mammoth Hot Springs, enfin derrière la masse touristique. Si les gens savaient, c’est là que se trouve le plus beau. Car la source côté « touristes » est morte, il y a très peu d’eau qui s’en échappe encore, les bactéries ont donc disparus et les couleurs se sont évaporées avec elles. De l’autre côté, c’est vivant, c’est coloré et c’est tranquille. On s’est régalé !

Avant de quitter le chemin nous devons affronter un troupeau d’elks qui ne veut pas nous laisser passer. Il y a même un bébé plus loin. Que d’aventures !

Le côté négatif des endroits très touristiques – hormis le monde – c’est que certaines personnes font n’importe quoi. Mickaël s’est énervé contre un groupe de vieux qui marchaient sur la croûte calcaire, s’enfonçant allégrement dans la merveille géologique. Il leur a bien fichu la trouille en précisant que l’ensemble pouvait s’effondrer sous leurs pieds. Gniarck ! Encore un tour à côté du phallus, que les américains tout puritains nomment le bonnet de la liberté, et il est temps de rentrer.

Une journée riches en belles rencontres, une escale dans un resto italien pour dévorer une assiette de pâtes, et nous nous endormons en souriant.

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