Grand Teton : Two Ocean Lake in Grand Teton

Quand vous arrivez au Wyoming vous apercevez une multitude de panneaux « attention danger les ours vont vous tuer ». Quand la personne à l’accueil vous explique le fonctionnement du parc, elle vous répète plusieurs fois qu’il faut faire attention car il y a des ours partout. Quand vous prenez possession de votre cabine moitié rondin de bois/moitié toile-mal-fisselée-qui-laisse-entrer-le-vent-glacial vous découvrez que pour seule serrure figure un petit crochet qui ne se ferme que de l’intérieur. Quand vous vider vos sacs en arrivant vous disposez tous les produits ayant une odeur dans un caisson anti-ours devant la dite cabine. Quand toutes les personnes que vous croisez portent fièrement à leur ceinture un spray anti-ours en cas d’attaque mais pas vous car vous n’avez pas envie de dépenser 80$ pour faire mal à un animal. Quand vous entrez dans l’espace douches et toilettes communes situé à une centaine de mètres vous lisez un panneau sur le danger « ours », une certaine psychose s’empare de vous.

Voilà pour le contexte qui explique que j’ai bien eu la frousse les deux premiers jours de notre périple, et encore plus quand nous étions seuls en pleine nature sauvage. Surtout que nous avons commencé par la balade qualifiée de repaire à grizzlis. Parce que les ours encore ça peut aller hein, mais un grizzli qui fait trois fois ma taille ben ça me fiche les pétoches. Surtout quand nous avons trouvé un reste de son repas sur le chemin : un joli crâne devenu moussu.

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Nous qui d’habitude randonnons sans trop faire de bruits dans l’espoir de voir les habitants locaux, avons marché bruyamment. Enfin… J’ai émis des sons étranges, frappé dans mes mains et j’ai chantonné faux (parce que je ne sais pas siffler) et Mickaël à du me supporter plusieurs (Mickaël: longues) heures durant :-D.

Bon, revenons à la nature. Le chemin qui fait le tour du Two Ocean Lake est en grande partie en forêt, un mélange de conifères et de feuillus ayant revêtu leur parure automnale.

L’herbe haute est encore toute humide de rosée, le pantalon colle aux guibolles, le vent fait bruisser les feuilles et grincer les branches. Petit à petit le sentier grimpe jusqu’à nous emmener (toujours en fanfare) à plus de 2300 mètres. C’est l’endroit rêver pour faire le casse dalle et nous profitons de cette jolie vue au calme.

Le soleil se met à cogner sec et nous descendons retrouver le lac, oscillant entre les périodes de forêt (étrange comme parfois les pauses pipi préfèrent se faire à découvert plutôt que derrière les buissons…) et les plaines herbeuses. Avant de boucler la boucle nous tombons nez à nez (non pas d’ours ni de grizzli) avec un magnifique nid de guêpes.

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Et la journée n’est pas finie ! Nous irons ensuite faire un petit tour autour d’un autre lac pour observer les oiseaux en fin de journée. Toujours par d’ours en vue, mais des barrages de castors, des écureuils (seuls les européens s’extasient devant eux), des chipmunks et plein de poules d’eau pour ravir nos mirettes.

C’est bien fatigués que nous rentrons nous poser dans notre cabane de fortune. Nous ferons les fiers cette nuit-là : « On a pas besoin de bois nous, on a même pas froid, on est pas des frileux, et puis on est en Septembre après tout. » Les autres soirs ce sera une autre histoire…

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