Débat Vice-Présidentiel

Afin de préparer l’article d’aujourd’hui nous sommes allés jusqu’au bar voisin. Ces élections sont particulières même pour les États-Unis, et les débats télévisés sont suivis jusque dans les bars. Comme dirait un collègue, c’est génial de voir tout l’intérêt généré par ces élections, si seulement ce n’était pas ces candidats. Les vice-présidents n’attirent pas autant l’attention que les têtes de gondoles républicaines et démocrates. Nous sommes donc rentré regarder ça au chaud avec un brownie pour nous réconforter, et nous avons suivi le débat de bout en bout afin de voir ce qu’il en retourne.

En premier lieu pour tempérer les attentes, rien de bien constructif n’est sorti de là. La soirée a été rythmée par les attaques contre les candidats respectifs à la présidence. Le candidat démocrate passait la moitié de son temps à expliquer son programme, l’autre à attaquer Trump. Le candidat républicain évitait les questions sur son chef de file controversé, pour plutôt défendre ses opinions. Le débat était en bonne partie tourné vers l’international, cependant les candidats ont rarement répondu aux questions donc rien d’intéressant sur ce point. Ce n’est pas là dessus que je voulais me concentrer dans cet article, mais sur la question finale qui illustre un point important de la politique américaine : « Quel est la plus grande tension que vous ayez senti entre votre croyance et votre rôle d’élu ? »

La réponse ne nous a pas déçu, même si j’ai du retenir Gaëlle de vomir plusieurs fois sur l’écran. En premier lieu chaque candidat a rappelé sa jeunesse dans une famille très religieuse, ainsi que le séjour d’un d’entre eux chez les jésuites en Amérique du sud. La surenchère ne s’est pas arrêté là, les deux candidats se congratulant sur leur piété, et rajoutant qu’ils aimaient passer du temps à genoux chaque jour (pas d’idée saugrenues, impies !).

Ils ont tout de même fini par répondre à la question, et là encore nous n’avons pas été déçu. Pour le candidat démocrate, la peine de mort légale dans son État alors qu’il était gouverneur a été une grande difficulté, sa religion s’y opposant. Dans un moment d’espoir, il a tout de même dit qu’il séparait sa vie religieuse de ses responsabilités politiques. Le résultat reste décevant pour le condamné à mort qui était bien exécuté.

Du côté républicain on a parlé avortement. Le candidat est un pro-life convaincu qui fait tout son possible pour faire bannir l’avortement de son État. On a donc pu apprécier l’alignement entre sa religion et son rôle politique, avec une opinion qui saura séduire les conservateurs chrétiens peuplant les rangs des républicains. Les attaques ont ensuite repris avec un « Trump a dit » que les femmes qui avortent devraient être punies. Heureusement le débat a vite pris fin, ça suffisait pour un soir.

Si vous en voulez encore et si vous parlez la langue de l’oncle Sam, plongez dans ce très intéressant éditorial du New-York Times. Il présente un avis bien loin des débats cherchant à séduire l’Amérique profonde, et donne une petite lueur d’espoir dans tout cet obscurantisme.

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