La vie à l’américaine : visite chez le médecin !

Bonjour les enfants ! Vous avez aimé parler d’assurance santé sur tout un article, et vous aimez avoir peur ? Alors vous allez adorer aller chez le médecin aux États-Unis… Aujourd’hui, je vous emmène chez le médecin et à la pharmacie puis chez le spécialiste. En route, on discutera examens, factures et autres anecdotes croustillantes.

Commençons par le début, la visite chez le médecin généraliste. Une fois encore nous sommes chanceux, puisque le boulot a son propre cabinet médical avec plusieurs docteurs à temps plein, directement sur le campus. Première étape pour chaque visite, remplir un questionnaire de 4 pages détaillant son adresse, sa profession, son numéro de sécurité sociale, son origine, sa race (vous avez bien lu), l’ensemble de ses antécédents médicaux, si on met sa ceinture en voiture, et si on fume, etc.

Ensuite, passage dans le cabinet où l’on est accueilli par un infirmier qui demande notre taille systématiquement (j’y suis allé 4 fois, j’ai du dire ma taille 4 fois), nous pèse (tout habillé), prends notre tension (sans nous dire le résultat), puis nous demande le pourquoi de notre visite. Il enchaîne les questions selon la procédure définie sur son ordinateur, puis nous laisse dans la pièce pour attendre le médecin.

5 minutes inconfortables plus tard, le médecin arrive et commence la visite comme on pourrait s’y attendre, questions, examens, discussion et diagnostic. Ensuite il repart, et on se retrouve de nouveau 5 minutes à poireauter dans la salle d’examen. Il revient avec une feuille imprimée décrivant le diagnostic. Sur celle-ci il est certifié que le médecin a bien expliqué le problème au patient, et comment prendre les médicaments prescris si besoin. On repart avec une facture de $10 et une consultation étrange mais soignée.

Étape suivante, la pharmacie. Les frais sont couverts par une autre assurance sur le même contrat, on passera les détails. Pas d’ordonnance papier ici, celle-ci est directement transmise à la pharmacie de notre choix électroniquement. On passe à la pharmacie quelques heures plus tard, mais la commande n’est pas encore prête. Cela nous donne l’occasion de visiter un peu le lieu, qui ressemble à un vrai supermarché.

En plus d’un grand nombre de médicaments en libre service (bien plus qu’en France), on trouve un rayon entier de laxatifs (régime fast food oblige), des costumes pour Halloween, plusieurs rayons de soda, de sucreries, de surgelés et glaces, quelques bouteilles de vins, et les cigarettes pour s’assurer d’être en pleine santé ! Au final, la commande est prête, c’est un médicament générique, on paye donc $5 pour une crème à $200 de base. Les médicaments sans ordonnance ne sont pas couverts par l’assurance santé, mais sont vendus en grande quantité et à bas prix pour certains. Si vous voulez lire un peu plus sur les dérives du coût des médicaments aux États-Unis, vous pouvez commencer par cet article sur l’Epipen.

[Gaelle vole le clavier] Comme en France, vous passez par le généraliste pour aller vers un spécialiste. Ici c’est surtout pour savoir lequel fait parti de ceux couverts par votre mutuelle. J’ai eu droit à un trombinoscope des orthopédistes et j’ai ainsi pu choisir mon médecin à sa trogne. Non, pour de vrai j’ai appelé et on m’a demandé si Mr Trucmuche me convenait. J’ai regardé après ! Bref. En lisant le site web du centre orthopédique pour savoir combien cela allait nous coûter, j’ai vu qu’il fallait remplir un dossier mais pas d’infos financières. Une fois le dossier imprimé et complété, à la date convenue je me suis présentée au guichet. Super accueil avec un grand sourire, je donne mes papiers et j’attends deux minutes. Une aide soignante appelle quelqu’un. Au vu de sa tête et du fait que personne ne se lève, j’en déduis que c’est mon nom qui vient d’être dit.

Première salle : l’aide soignante me demande la raison de ma venue.

Deuxième salle : un aide soignant vient me chercher pour prendre des radios.

Retour à la première salle : le docteur arrive avec un stagiaire qui prend des notes sur sa tablette. Hormis mon doigt cassé (plus de détails dans un autre article !) je lui mentionne le kyste synovial qui me pourrit la vie depuis quelques années et qui a pris bien de l’ampleur. Il le regarde, appuie dessus comme une brute, et me dit qu’il peut le ponctionner maintenant ?! Après quelques secondes de réflexion je dis oui. Il revient seul 5 minutes plus tard avec une bombe de froid et une seringue bien cachée dans sa poche de veste. Un coup de froid, et hop une seringue à aiguille plus large que pour un don du sang piquée dans le poignet. Il en retire un bon centimètre de liquide gélatineux, et met un pansement. Prenez rendez vous pour dans un mois si ça ne va pas mieux. Merci, au revoir.

Je suis ensuite conduite vers un sas pour payer 40$. On ne sait pas encore si on peut se faire rembourser une partie de ce montant ou si la prise en charge de la mutuelle est incluse. 2 minutes plus tard, dehors par 35°C l’effet froid se dissipe et je douille. Arrivée à la maison je regarde sur le net comment ça se déroule en France. Le résultat : anesthésie locale et injection de corticoïdes. Outch !

[Mickaël récupère son bien] On ne pouvait pas finir cet article sans revenir un peu plus sur le côté financier. Vous aviez tout compris à l’article précédent ? Pas complètement ? S’il y a une chose à retenir, c’est qu’il vaut mieux être assuré et aller dans un centre compris dans son réseau d’assurance. Ce n’est pas une légende, nous avons bien reçu des factures de santé précisant plus de 90% de réduction grâce au réseau.

On est pas les seuls à ne pas maîtriser le système. Alors qu’un collègue sortait son chien un soir il a trébuché et s’est ouvert la tête. Rien de grave a priori, simplement beaucoup de sang, il préférait donc se faire examiner. Le centre de santé où il va habituellement était fermé à cette heure. Alors que le sang lui coulait sur la tête et que sa famille était (légitiment) stressée, il est allé sur le site de l’assurance pour essayer de trouver un centre ouvert et dans le réseau pour se faire soigner. Sans succès, il est finalement allé ailleurs en espérant que le coût ne soit pas exorbitant (les urgences hospitalières sont réputées comme étant hors de prix). Il attend maintenant la facture avec un peu d’appréhension…

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3 réflexions sur “La vie à l’américaine : visite chez le médecin !

  1. Nespa !
    En plus de tout ça, on a oublié de mentionner :
    1. Notre mutuelle ne prend en charge ni les soins dentaires, ni les soins ophtalmiques ! Il faudrait prendre une complémentaire.
    2. Quand on fait une radio ou une prise de sang, il faut payer un supplément pour avoir un exemplaire des résultats d’analyses ou de la radio.

    Wonderful, isn’t it ?!

    J'aime

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