Nous VLA bien !

On ne vous a pas tout dit au sujet de ToC. On a un peu choisi d’y aller pour son nom… pour la proximité avec le parc de Gila National Forest, et pour le VLA.

A Gila nous sommes allés randonner dans la neige fraichement tombée, à en avoir jusqu’aux genoux sur certaines portions du chemin. Nous avons vu de jolies empreintes, des oiseaux, et nous avons même failli écraser un troupeau de dindons qui a surgit en gloussant sur la route ! Mais toujours pas de mountain lion comme l’espère si fort Mickaël.

Le jour suivant, nous nous rendons au Very Large Array Center qui se trouve à côté de Socorro. Oui oui, vous avez bien lu le Very Large Array. Qu’est ce donc ? Ce sont 26 énormes antennes qui peuvent être disposées en plusieurs configurations – quatre en tout – ce qui permet de faire un immense télescope pour observer ce qui se passe dans l’Espace. Bon en vrai il y en a 27 au total, 26 sont en exploitation ce qui permet d’en avoir toujours une en maintenance et de poursuivre les explorations célestes.

Pour les gens qui l’ignorent, Mickaël et moi on est un peu fana de tout ce qui se passe dans le ciel. C’est donc tout excités que nous sommes allés visiter le centre de Socorro. La météo ne semble pas – encore une fois – en notre faveur, lorsque l’on arrive sur place, on distingue à peine les antennes. On opte pour la visite guidée qui commence par une présentation historique du site et de son fonctionnement.

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Les gens du monde entier peuvent déposer des requêtes d’observation, les dossiers sont examinés et certains sont sélectionnés. Les élus recevront les données souhaitées dans plusieurs mois, voire années. Par exemple, Gudule veut voir s’il y a des petits bonshommes verts sur Orion. Le dossier est envoyé et accepté. Chanceuse qu’elle est ! Quelques temps après les ingénieurs mettent en place les antennes pour observer Orion et enregistrer ce qu’elles perçoivent. Les données sont ensuite transmises à Gudule qui en a durant un an l’exclusivité. Au terme de cette période, que Gudule ait publié ou non le résultat de ses recherches sur les bonshommes verts, les données tombent dans le domaine public et tout un chacun peut les étudier. Trop bien !

La suite de la visite nous emmène dans une des salles de surveillance et de réglage du matériel, et nous permet d’aller embêter le pauvre ingénieur de corvée du jour. Ils font des rotations pour avoir à subir les affres du public, et quand on écoute les questions de certains, on les comprend. J’imagine que chaque visite donne lieu aux sempiternelles questions au sujet des extraterrestres… Ce qui nous a donné le temps de prendre quelques photos et d’admirer leur matos à la pointe de la technologie. Non, en fait non. La majorité des écrans sont vieux et mastoc à tube cathodique. Il y a de la poussière partout, les claviers ont jaunis, les fauteuils en piteux états, c’est loin de faire rêver. Sauf dans le coin de l’ingénieur où on doit tous regarder.

On passe ensuite à côté de salles vitrées où là, il y a du matos de fou, de quoi rendre jaloux le Centre de Calcul de la Doua. Des énormes serveurs de calcul qui tournent en permanence, emmagasinent tout le bruit de l’Espace pour le disséminer aux quatre coins du globe. Encore quelques explications – c’est intéressant et suffisamment grand public pour qu’on comprenne tout – et enfin on a le droit d’aller voir les antennes de plus près. Allez venez, on a pris quelques clichés pour vous les montrer !

Tadaaaa !

On a de la chance, le ciel se dégage, les nuages laissent place à un joli fond bien bleu. Juste au moment de quitter le plateau, les nuages reviennent à la charge, il est grand temps de rentrer à Austin ! On a encore pas mal de route à faire, un peu plus de 12 heures. Chouette, moi qui aime tant la voiture…

Première étape prévue : Lubbock parce que c’est au milieu. En route, après avoir passé des vagues de brouillard très denses, nous faisons une pause à Roswell pour prendre de quoi manger. Et là on tombe dans un super bar assez rock’n roll, d’ailleurs il y a un concert ! Des ovnis et des E.T. un peu partout, on a pas le temps de visiter la ville et puis il fait nuit. Tant pis. Encore des miles et des miles, et c’est parti pour une nuit de folie !

Hein?! Euh si si c’était la folie, je vous assure ! Bon par contre, on a pas pris de photos, la décence nous en a empêché.

Hein ?! Vous voulez tout de même savoir?

Bande de curieux !

La nuit précédente dans un hôtel pas cher à Socorro = quelques petites piqûres de bedbug pour monsieur, et plus d’une quarantaine pour madame (avec réaction allergique siouplaît, sinon c’est pas du jeu. En parlant de jeu, on a arrêté de compter après avoir passé 40, ça devenait effrayant). Les piqûres se sont révélées petit à petit sous nos yeux ébahis durant la journée. Je vous laisse le soin de voir sur le net quelques photos de cette ignoble bestiole qui m’a transformée en Elephantwoman pendant près de 10 jours :-/.

Beurk.

Gratte, gratte, gratte.

6 heures de route, direction le magasin de meuble qui rime en A et qui est trois fois plus cher ici histoire d’équiper un peu notre appart.

Gratte, gratte, gratte.

Vider voiture, se désinfecter la peau, dormir.

Gratte, gratte, gratte.

Grr.

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